D’un psychothérapeute recevant des consultants victimes du prochain, et qui note que le discours de beaucoup d’entre eux est le suivant : « Pourquoi les règles du bien et du mal sont inversées ? ».
Et il est vrai que ce constat, pas nouveau, s’accentue avec le temps.
Le coupable, c’est la victime
Le désordre, c’est l’ordre
La déviance, c’est la norme.
Mais la chose n’est pas anodine puisque le malheur y est lié de par Dieu lui-même. « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur et la douceur en amertume. » (Es 5/20).
Cette inversion est donc coupable en elle-même, mais entraine également un malheur.
Elle est aussi une atteinte à la divinité : qui définit ce qui est bien et ce qui est mal, sinon le Dieu très Saint, dont le jugement est de ce fait totalement fiable ?
L’homme s’arroge donc ce droit de juger des choses à la place de Dieu.
Il ne « fait donc plus ce qui est mal aux yeux de Dieu » (expression courante de l’Ancien Testament) puisqu’il a changé ce mal en bien selon son idée.
Malheur… qui devient un mot au pluriel : beaucoup de malheurs…
Rachetés, pardonnés, convaincus, éduqués, gardons le cap ! « Ayez le mal en horreur, attachez-vous fortement au bien ». (Rom 12/9)
Pascal Collet
