Archives par mois :août2023

hi archyive

« Pour apprendre à nager, il faut apprendre à perdre pied », c’est ce que disent les maîtres nageurs.

Et effectivement, ça parait assez logique ! Comment apprendre à nager si on n’accepte pas de perdre pied !

Sauf que, c’est le contraire qui nous rassure : nous voulons avoir pied.

Nous voulons maitriser, tout prévoir si possible, être l’artisan de notre vie.

Et dans la vie spirituelle ?

Sans nier ou diminuer notre responsabilité, chaque disciple n’a-t-il pas besoin d’apprendre aussi à s’abandonner ?

Pas à n’importe qui : Dieu est un habile potier !

Certains veulent avoir pied sur leur justice personnelle, telle qu’ils l’estiment : impossible de « nager » dans l’océan de la grâce.

A l’inverse, d’autres ont pied sur leur misère qui semble être leur alpha et oméga : ils ne sont pas assez bons pour recevoir quelque chose de la part de Dieu disent-ils.

D’autres encore veulent avoir pied sur leur rationalisme (qui n’est pas le bon sens sanctifié) : comment nager dans et par la foi ? Le surnaturel divin n’est pas clos par le rationalisme humain.

Quant à ceux qui sont rivés à leur volonté propre, qu’ils apprennent de Jésus : « Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » Luc 22/42) à nager dans le courant qui chérit le Seigneur pour lui être agréable dans l’obéissance.

Nageons !

Pascal Collet

Les images nous parvenant de l’archipel d’Hawaï nous ont arrêtées : des villes quasiment dévorées par les flammes ; des maisons, des voitures calcinées ; des paysages idylliques dont il ne reste que des cendres…

Des habitants de la ville de Lahaira ont témoigné : « Il n’y a pas eu d’alerte ; les gens n’étaient pas prêts… »

D’autres ont ajouté : « Le seul réseau qui a fonctionné, c’est le réseau noix de coco » c’est-à-dire le bouche à oreille !

« Soyez sur vos gardes : je vous ai tout annoncé d’avance. » a dit Jésus (Marc 13/23)

Nul horoscope, nul tirage de carte, nulle astrologie !

Le « tout » du texte ne concerne pas les détails de nos existences mais les grands dangers.

OR, c’est cela qui est important ! le contenu de nos journées, nous le découvrons jour après jour et l’affrontons avec la grâce de Dieu.

Mais pour les dangers, c’est bien d’être avertis : nous sommes en alerte et donc prêts.

Avez-vous fait la sourde oreille à un de ces avertissements bibliques : repentez-vous et changez d’orientation.

Souffrez-vous de ne pas avoir écouté une annonce divine ? Tournez-vous vers le grand Sauveur, confessez et abandonnez Lui vos vies dont votre situation.

« Vous donc, bien aimés, qui êtes avertis… »

(2 Pierre 3/17)

Nous voilà prévenus !

Quelle grâce de l’être, et quelle grâce de recevoir ces avertissements !

Pascal Collet

Le prophète Zacharie représente le Seigneur en demandant au peuple de son époque à quelle valeur ce peuple l’estimait.

30 sicles d’argent.

D’après Exode 21/32, c’était le montant de la somme qui dédommageait le propriétaire d’un esclave encorné par un bœuf.

Voilà l’estimation qu’ils avaient du Seigneur.

Quel prix magnifique ! (le Seigneur sait faire de « l’humour grinçant » !)

C’est aussi l’estimation faite de Jésus par les principaux sacrificateurs qui payèrent 30 pièces d’argent au traître Judas (Mat 26/14-16).

En le faisant, ils affirmaient qu’il ne valait pas plus à leurs yeux qu’un esclave quelconque.

Quel prix magnifique !

Avant lui dans le récit de Matthieu, il y eut une femme qui par amour pour Jésus, l’oignit par anticipation pour sa sépulture..

…avec un parfum de grand prix ; on aurait pu vendre ce parfum très cher ! (Mat 26/7-9)

Manifestement Il ne valait pas pour elle la même chose que pour les sacrificateurs.

Quelle estimation avons-nous de Jésus ?

Notre vie le dit, jour après jour, dans les choses basiques et dans les grands choix.

Les miettes, ce qui restait, étaient pour Lazare (Luc16/21) ; faisons en sorte que Jésus ne soit pas traité par nous de la même manière. !

Pascal Collet

Nous voici en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid, dans le cadre des audiences de la commission gouvernementale « vérité et réconciliation ».

Lors d’une audience, un policier du nom de Van de Broek raconte comment lui et d’autres officiers avaient tué un garçon de 18 ans, puis avaient brûlé son corps en le faisant tourner sur le feu comme un barbecue pour faire disparaître toute preuve.

Huit ans plus tard, Van de Broek était revenu dans la même maison pour arrêter le père du garçon. L’épouse avait été forcée à regarder pendant qu’ils l’attachaient sur un tas de bois, jetaient de l’essence sur son corps et allumaient le feu.

Le silence remplit la salle d’audience avant que la vieille femme qui avait d’abord perdu son fils puis son mari, ait l’occasion de s’exprimer.

Le juge lui demanda : « Qu’attendez-vous de Mr Van de Broek ?

Elle répondit qu’elle voulait que Van de Broek retourne sur les lieux où le corps de son mari avait été brûlé pour y ramasser ses cendres afin qu’elle puisse lui faire des obsèques décentes. La tête penchée, le policier accepta.

Puis elle ajouta une autre requête : « Mr Van de Broek m’a pris toute ma famille et j’ai encore beaucoup d’amour à donner. Deux fois par mois, j’aimerais qu’il vienne me voir dans le ghetto et qu’il passe une journée avec moi afin que je sois pour lui comme une mère. Et je voudrais que Mr Van de Broek sache que Dieu veut lui pardonner et que je lui pardonne aussi. Je voudrais l’embrasser pour qu’il sache que mon pardon est réel. »

Spontanément, des voix s’élevèrent dans la salle d’audience en chantant « Amazing grâce » tandis qu’elle s’approchait de l’accusé. Van de Broek, toutefois n’a pas entendu le cantique. Il s’était évanoui sous l’émotion.

Pascal Collet