Archives par mois :décembre2023

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Entendons ce témoignage positivement.

Son caractère positif est rehaussé par les circonstances : pendant la 1ère guerre mondiale dans les tranchées qui voient de solides amitiés naître dans ces difficultés sans nom.

Ce témoignage fut prononcé par un mourant à un soldat/ami venu vers lui sur le champ de bataille, au mépris des paroles du supérieur et des grands dangers d’une telle démarche.

« Je savais que tu viendrais » …avant d’expirer !

Voilà la fidélité humaine à son plus haut niveau.

Le soldat qui allait mourir était sûr que son camarade viendrait vers lui, « envers et contre tout. »

Nous voici à Noël…

Un humble homme, juste et pieux aurait pu reprendre à son compte le témoignage ci-dessus : il savait que le Messie viendrait.

Il ne l’espérait pas seulement ; il le savait.

Les Ecritures l’avaient annoncé.

Or, Dieu ne peut pas se renier, n’est-ce pas ?

Et voilà Siméon recevant dans ses bras l’enfant Jésus et disant : « Voici cet enfant… » (Luc 2/34)

« Je savais que tu viendrais. »

Il est venu !

Il vient « à nouveau » (Jean 14/3)

Il revient. Nous le savons.

Adorons Celui qui s’appelle fidèle et véritable (Ap 19/11)

Pascal Collet

« Pour le pardon, il faut que justice soit faite ! »

Cette personne parle encore sous le choc d’un acte de violence gratuite et aux conséquences lourdes puisqu’il a causé la mort.

Voilà donc posé le scénario de cette opinion.

Sur le pardon, chacun a son idée, n’est-ce pas ?

Reconnaissons dans cette phrase, l’évidence suivante : il s’agit bien de traiter un coupable.

Pardonner un innocent n’a aucun sens.

L’invocation de la justice suppose qu’il y ait eu infraction, délit, offense…

Ce coupable, la justice le traitera-t-elle ?

Et comment se présentera-t-il : arrogant ? indifférent ? conscient du mal commis ? dans le déni, la défausse ou dans l’aveu franc ?

Recevons le témoignage d’un coupable pardonné : « J’ai dit : j’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et Tu as effacé la peine de mon péché. » (Ps 32/5)

C’est donc un fait : Dieu pardonne au coupable qui le reconnait.

Et la justice ?

« …Il a porté les péchés de beaucoup d’hommes et Il a intercédé pour les coupables. »

(Es 53/12)

…le « Il » décrivant Jésus dans son œuvre sur la croix ; la justice est passée !

C’est donc avec raison que Pierre annonce :

« …c’est par Jésus que le pardon des péchés vous est annoncé. »

(Act 13/38)

La justice et le pardon…

L’œuvre de Jésus a le pouvoir de rassembler des valeurs contraires et même quelquefois opposées : justice et pardon.

Ainsi le « baiser » du Psaume 85/11 entre la justice et la paix.

Quelles drôles d’embrassades !

Pascal Collet

Cette fillette juive a 6 ans et elle vient d’être raflée en juillet 1942 avec les siens.

Parquée à la Bellevilloise, sa maman lui demande de partir, puis le lui ordonne.

Enfin, elle la gifle car la fillette ne voulait pas la lâcher.

Cette maman avait pressenti le pire à venir et voulait l’éviter à sa fille. (Elle mourra avec son mari à Auswichz)

La fillette s’échappant, pourra porter, longtemps après, un regard positif sur cette gifle : « C’est un acte d’amour immense. »

Aimer, c’est quoi ?

Nous comprenons facilement l’amour dans les actes bienveillants évidents mais nous avons peine à le voir dans ses autres facettes : « Le Seigneur corrige celui qu’Il aime… » (Héb 12/6) par exemple !

Et encore : « …Dieu nous corrige pour notre bien… » (Héb 12/10)

C’est le paradoxe évoqué par Paul aux Corinthiens : «… En vous aimant davantage, serais-je moins aimé de vous ? » (2 Cor 12/15)

Quel comble ! pourrait dire quelqu’un : aimer davantage et être moins aimé par ceux qu’on aime davantage !

La nature humaine est tortueuse n’est-ce pas ?

Le cœur a besoin d’être renouvelé pour comprendre vraiment.

Quoiqu’il en soit, les disciples peuvent avoir une grande certitude au milieu de toutes leurs incertitudes : nous sommes certains qu’en Jésus, Dieu nous aime.

Pleinement, vraiment, sans erreur, saintement.

J’ai confiance en cet amour qui m’a sauvé et me sauve encore.

Toujours pour mon bien !

Pascal Collet

« La vie est meilleure sans miroirs. »

Une des plus célèbres mannequins et top model des années 90 parle ainsi.

Elle n’ose plus se regarder dans une glace.

Suite à une opération de chirurgie esthétique, son visage a été défiguré : ce cheminement d’une existence forcément dépendante de miroirs, à un temps où ils font peur est particulier…

Pourquoi ne pas écouter la Bible qui rappelle que « …la beauté est vaine… » ? (Prov 31/30)

Pour le visage, un peu de miroir suffit donc.

Mais pour le cœur ? La vie ? La conduite ?

Dieu nous a bel et bien donné un miroir : sa Parole (Jac 1/23-24)

Ce miroir n’est pas fait pour être regardé mais pour qu’on s’y regarde.

La Parole révèle l’être humain à lui-même, sans fard.

Or, ceci est un avantage et même une bénédiction : comment changer si je ne sais pas ce qui ne va pas ? Les autres peuvent me le dire… ou pas… ou mal. Mais le miroir divin remplit admirablement sa fonction.

Accepter de voir des traits de laideur pour mieux aspirer à ressembler à la Beauté suprême : Jésus.

Comment suis-je ? La Bible me le dit.

Comment est-Il ? Elle me le révèle.

Et entre les deux, comme la cuve d’airain du culte juif qui était construite avec les miroirs des femmes (Exode 38/8) pour que les sacrificateurs s’y voient avant de se purifier, j’ai part moi aussi à ce lavage, à cette purification.

La vie est meilleure avec ce miroir !

Pascal Collet