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hi archyive

Deux pilotes d’avion ont été empêchés de prendre les commandes d’un vol.

Pourquoi ?

Il avait été remarqué que leur comportement manifestait clairement qu’ils étaient en état d’ébriété.

Et effectivement, ces deux hommes avaient bu la veille de ce vol.

Et pourtant, ils savaient qu’ils auraient le lendemain la responsabilité de plusieurs dizaines de vies humaines…

Nous n’en sommes pas conscients mais nous donnons notre confiance à beaucoup de personnes sans les connaitre : artisans, chauffeurs, agents administratifs, bouchers…

En sont-ils dignes ? nous ne le savons pas dans la plupart des cas.

Disons que nous l’espérons.

Il n’en n’est pas ainsi de Dieu.

« Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, comme une eau dont on n’est pas sûr ? » (Jér 15/18) dit le prophète dans un temps de perplexité due à la souffrance.

Nous sommes sûrs de Lui !

Mais sur quoi repose cette assurance ?

Sur Sa sainteté : exempt de toute iniquité, manquements, mauvais désirs, pensées troubles… Il est donc totalement digne de foi.

Ainsi, c’est Sa sainteté qui est d’abord rassurante. Quelqu’un peut aimer vraiment mais avec des failles, des iniquités… de telle sorte que cet amour pour sincère qu’il soit, n’est pas à lui seul une garantie.

Dieu est saint ; Dieu est amour.

Il est donc digne de votre confiance.

Pascal Collet

« Le mensonge vole et la vérité ne le suit qu’en boitant, si bien que lorsque les hommes en viennent à être détrompés, il est trop tard; la plaisanterie est passée, et le conte a eu son effet ».

L’auteur est du 18ème siècle, preuve que l’humain a toujours et depuis longtemps de la peine avec le mensonge et la vérité.

La vérité trébuche sur la place publique (Es 59/14); elle disparait (Es 59/15), elle est jetée par terre (Dan 8/12), elle est retenue captive (Rom 1/18), repoussée (2 Tim4/4).

Et pendant ce temps, le mensonge semble voler, sympathique, immédiatement avantageux (mais durablement périlleux)!

D’un homme ayant trouvé un « refuge » dans le mensonge avant de revenir à la vérité de sa vie et de Dieu: « Tu veux que la vérité soit au fond du cœur » (Ps 51/8), mais pas le fond qu’on recouvre, qu’on cache, mais le fond qui assure l’entièreté, le fondement.

L’affaire semblait mal engagée…

Puis Jésus parût, plein de grâce et de vérité (Jean 1/14; 17)

Et voila que « la vérité de Christ » peut des lors se retrouver dans le cœur des êtres humains ( 2 Cor 11/10);

qu’elle devient le maître-étalon de la conduite (Ep 4/21);

ou encore un moyen (par les autres) de purification personnelle (1 PI 1/22).

Alors tout n’est donc pas perdu!

Les plaisanteries, les contes , les belles histoires qu’on s’invente, les justifications fausses… peuvent être considérées pour ce qu’elles sont.

Et voila que c’est le mensonge qui boîte et la vérité qui vole

« ...la vérité qui demeure en nous , et qui sera avec nous pour l’éternité.« 

(2 Jean 2)

Pascal Collet

Ou : quelles tristesses, car elles peuvent être nombreuses.

Judas fut triste, mais d’une tristesse composée de regrets, centrée sur lui…

On peut être triste d’un remords sans puissance, de maux sans remède, d’avantages perdus…

Osias, pourtant roi pieux devint triste d’un orgueil blessé par les sacrificateurs fidèles de son temps, à juste titre. Il mourut seul et toujours lépreux…

On peut être triste de découragement devant ce qui ne va pas dans notre vie spirituelle, mais c’est manquer l’occasion qui existe encore : « …afin que tu deviennes…, ce que tu n’es pas ou plus! » Ap 3/18

On peut être triste d’une tristesse qui porte à la colère, mais hélas pas la colère contre le péché.

Et que dire encore de la tristesse certes moins manifeste mais tout aussi dangereuse des occasions manquées, des silences quand il aurait fallu parler (à Dieu), des « rendez-vous opportunités » manqués…

Dans tous ces cas de figure, rien ne change.

Mais il est une tristesse qui porte à la repentance (2 Cor 7/9) c’est-à-dire au changement de pensée, de disposition, de mentalité.

Pourquoi une seule personne dans cet auditoire de plusieurs personnes s’est-elle repentie, et pas les autres ? (Luc 7/36-50).

L’occasion était là en la personne de Jésus. Au lieu de cela, l’avantage fut donné aux objections, critiques… qui, c’est bien connu, tuent la repentance.

Une tristesse selon Dieu pour connaitre la joie de Dieu !

Pascal Collet

C’est un fait hélas facilement observable : l’être humain « descend ». Oh, certes, il s’élève dans des exploits, des avancées technologiques, des inventions techniques… mais, moralement, il descend.

Plus bas, plus bas… guidé en cela par les plus nombreuses convoitises, les plus coupables élans, et souvent de peu au-dessous de l’instinct animal.

Tout au fond donc, tout n’est pourtant pas définitivement perdu : le psalmiste invoque Dieu, et compte, malgré la situation désespérée, sur son secours.

Secours célébré ailleurs par un autre psalmiste : David.

« Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue ; et Il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas »

(Ps 40/3)

N’est-ce pas là un avant-goût de l’évangile et de son efficacité ?

Il enfonçait… il a pied solidement

Il était tombé… il est sur pied

Il glissait dans les profondeurs … il va marcher.

L’amour de Christ a pour lui aussi la profondeur (Ep 3/18) : Il est là au fond de l’abime, Il l’a connu en s’identifiant sur la croix à notre péché.

Pascal Collet