Le feu

« …les nations se seront fatiguées pour le feu. »

(Jérémie 51/58)

Se fatiguer pour le feu !

Des efforts, du courage, de la persévérance, de l’habileté, des moyens… et tout ça pour des cendres !

Décombres, murs noircis, restes calcinés, cendres… nous avons largement vu ces situations.

Certes, il y a feu et feu : celui allumé par les « barbares » de l’île de Malte fut doublement bienfaisant : la chaleur dans la froideur ambiante saisissant les naufragés, et son action contre la vipère, que Paul secoua dans ce feu (Act 18/2-5).

Et puis le feu destructeur : «…je mettrai le feu à votre forêt et il en dévorera tous les alentours. » (Jér 21/14)

Ce dernier verset nous parle !

Nous avons vu « tous les alentours » dévorés !

Ne voulons-nous pas accepter de comprendre que tout passe ?

Qu’il y a une vanité liée aux choses de la terre, même les plus légitimes ?

Que la fragilité des humains et de leur situation n’est pas le constat de pessimistes voir de dépressifs ?

Et qu’il faut donc nous recentrer sur ce qui a de la valeur, une valeur impérissable.

Travaillez dit Jésus pour la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle (Jean 6/27), chose dite après la bénédiction de la multiplication des pains : Jésus ne se trompe pas, Lui.

Pascal Collet