« Le mensonge vole et la vérité ne le suit qu’en boitant, si bien que lorsque les hommes en viennent à être détrompés, il est trop tard; la plaisanterie est passée, et le conte a eu son effet ».

L’auteur est du 18ème siècle, preuve que l’humain a toujours et depuis longtemps de la peine avec le mensonge et la vérité.

La vérité trébuche sur la place publique (Es 59/14); elle disparait (Es 59/15), elle est jetée par terre (Dan 8/12), elle est retenue captive (Rom 1/18), repoussée (2 Tim4/4).

Et pendant ce temps, le mensonge semble voler, sympathique, immédiatement avantageux (mais durablement périlleux)!

D’un homme ayant trouvé un « refuge » dans le mensonge avant de revenir à la vérité de sa vie et de Dieu: « Tu veux que la vérité soit au fond du cœur » (Ps 51/8), mais pas le fond qu’on recouvre, qu’on cache, mais le fond qui assure l’entièreté, le fondement.

L’affaire semblait mal engagée…

Puis Jésus parût, plein de grâce et de vérité (Jean 1/14; 17)

Et voila que « la vérité de Christ » peut des lors se retrouver dans le cœur des êtres humains ( 2 Cor 11/10);

qu’elle devient le maître-étalon de la conduite (Ep 4/21);

ou encore un moyen (par les autres) de purification personnelle (1 PI 1/22).

Alors tout n’est donc pas perdu!

Les plaisanteries, les contes , les belles histoires qu’on s’invente, les justifications fausses… peuvent être considérées pour ce qu’elles sont.

Et voila que c’est le mensonge qui boîte et la vérité qui vole

« ...la vérité qui demeure en nous , et qui sera avec nous pour l’éternité.« 

(2 Jean 2)

Pascal Collet