Quelle tristesse ?

Ou : quelles tristesses, car elles peuvent être nombreuses.

Judas fut triste, mais d’une tristesse composée de regrets, centrée sur lui…

On peut être triste d’un remords sans puissance, de maux sans remède, d’avantages perdus…

Osias, pourtant roi pieux devint triste d’un orgueil blessé par les sacrificateurs fidèles de son temps, à juste titre. Il mourut seul et toujours lépreux…

On peut être triste de découragement devant ce qui ne va pas dans notre vie spirituelle, mais c’est manquer l’occasion qui existe encore : « …afin que tu deviennes…, ce que tu n’es pas ou plus! » Ap 3/18

On peut être triste d’une tristesse qui porte à la colère, mais hélas pas la colère contre le péché.

Et que dire encore de la tristesse certes moins manifeste mais tout aussi dangereuse des occasions manquées, des silences quand il aurait fallu parler (à Dieu), des « rendez-vous opportunités » manqués…

Dans tous ces cas de figure, rien ne change.

Mais il est une tristesse qui porte à la repentance (2 Cor 7/9) c’est-à-dire au changement de pensée, de disposition, de mentalité.

Pourquoi une seule personne dans cet auditoire de plusieurs personnes s’est-elle repentie, et pas les autres ? (Luc 7/36-50).

L’occasion était là en la personne de Jésus. Au lieu de cela, l’avantage fut donné aux objections, critiques… qui, c’est bien connu, tuent la repentance.

Une tristesse selon Dieu pour connaitre la joie de Dieu !

Pascal Collet