27. La marche selon l’Esprit : La fin de Joab

Lisons 1Rois2:28-32
David avait assuré sa succession : Salomon sera roi et non Adonija qui conspira pour lui succéder.

– A toutes les œuvres de la chair mentionnées précédemment, Joab en ajoutera une v32b Voir 2Samuel19:13 et 20:9-10 Joab a suivi Adonija qui se révolta contre David et il tué 2 hommes justes : Abner et Amasa, chef de l’armée de Juda, à la place de Joab.

Il est intolérable pour la chair de ne pas avoir une place ou qu’un autre prenne sa place.

 

– La vie de la chair (ou la marche) ne consiste pas en des œuvres surgissant hélas mais vite « traitées »

 Joab est quelqu’un qui s’est établi dans la chair. Il a vécu avec des réflexes et des pensées charnels. Il n’y a pas de cris vers Dieu par rapport à ses fautes, pas de prise de conscience (comme Paul), de décision claire pour l’Esprit. Vu sous l’angle du Nouveau Testament, cela signifie que l’œuvre du Saint Esprit a  été bloquée (l’Esprit qui animait David pouvait animer Joab), le Saint Esprit n’a pas pu implanter ses principes ni réaliser ses transformations.
Qu’entendons-nous par principes ?

  • Etablir la volonté de Dieu dans les petites choses comme dans les grandes ou la volonté propre ?
  • servir ou se faire servir ?
  • prendre en compte l’intérêt des autres ou être égoïste ?
  • s’occuper des valeurs éternelles ou être matérialiste ?
  • Il s’agit finalement de la sainteté. Et si nous laissons le Saint Esprit implanter ces principes, nous vivrons par Lui.

La fin tragique de Joab est au niveau de ce qui a précédé : en apprenant la mort d’Adonija et l’exil d’Abiathar, Joab a compris que son tour ne tarderait pas à venir. Alors il cherche un refuge dans le tabernacle en espérant que la valeur de ce lieu le préservera de la mort. C’est une superstition plutôt que de la foi, comme tout ce qui s’attache au objets ou aux formes plutôt qu’à Dieu lui-même. 

– « Je veux mourir ici » Romain8:6 :  » l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix ». La mort spirituelle, c’est la non communion avec Dieu. La vie spirituelle, c’est la communion avec Dieu. Lorsque la dynamique de l’Esprit est freinée, stoppée, ignorée, c’est la mort.

L’alternative est bien posée en Romain8:13

Remarque: « les actions du corps » sont les actes mauvais accomplis dans le corps : il devient comme un instrument de la chair.

  • la première partie du texte nous renvoie à Galates5:21b et 6:8
  • Qu’est-ce qui doit mourir ? Qu’est-ce qui doit vivre ?

 

La marche selon l’Esprit est une marche selon ou par la croix « faites mourir ». Par l’Esprit nous pouvons faire mourir, avec la croix « j’ai été crucifié »…

Je ne me trompe pas, avec cette pensée, cette foi. J’applique la croix à ma chair. Et quand je fais mourir par le Saint Esprit, je vis.

Je peux croître, je prospère, je suis changé, je suis transformé, je  laisse les façades, les faux semblants.
Je laisse aussi ce qui autrefois me tourmentait, me contrariait, me rendait mauvais: ce qui touche à ma personne.
Je bois au torrent, le Saint Esprit dirige mes désirs et mes pensées. 

Manions hardiment la croix pour nos vies !

– Et Romains 8:11 Ici, Paul présente la résurrection des justes en lien avec la marche selon l’Esprit :

  • Jésus Romains 1:4
  • Ceux qui sont à Jésus participent au même Esprit (appelé aussi l’Esprit de Jésus)
  • Après les avoir fait naître
  • Les avoir vivifiés
  • Les avoir sanctifiés
  • Les avoir conduit

 C’est à dire après avoir manifesté la Vie.

Il le fera encore après la tombe, dans leur corps ! Admirable logique !