Relisons les premiers versets.
Cet homme est-il un orgueilleux ?
Un propre juste, semblable au croyant de la parabole du publicain et du pharisien (Luc 18/9-14) ?
Nous sommes fondés à répondre « non » à ces questions ; le même homme, se défiant de son propre cœur évoque les fautes ignorées de lui (Ps 19/13),
écrit les Psaumes 32 et 51,
et affirme le fait qu’aucun humain (et donc pas lui non plus) n’est juste devant Dieu (Ps 143/2).
Alors quoi ?
Rencontrant des ennemis acharnés, ayant décidé sa perte, avides de déchirer, prêts pour cela à toutes les bassesses, toutes les calomnies, à tout dénigrement, David prie, d’abord ; Dieu est son refuge, sa protection.
Son témoignage dans les premiers versets n’est pas celui d’une vie sans aucune faute, mais d’un cœur simple, sans duplicité, sincère et droit.
Il est ici ce que Dieu dira de lui à Salomon son fils : « … comme a marché David ton père avec sincérité de cœur et avec droiture… » (1 Rois 9/4).
Loin de la complaisance de ceux qui ont perdu bonne conscience, David recherche l’intégrité : elle est précieuse pour lui devant Dieu, comme devant ses ennemis.
Cultivons un cœur intègre, et confions nos vies à Dieu !
Pascal Collet
