Avoir raison ?

« Je sais que j’ai raison. »

Cette parole, nous l’avons dite, ou nous l’avons entendue…

C’est Job qui l’a prononcée. (Job 13/18)

Nous avons bien sûr un a priori favorable (et justifié) le concernant : c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal (1/1).

Echauffé par les paroles de ses amis (et leur théologie de la rétribution, inexacte le concernant), le voilà qui se défend, se braque, conteste, argumente…

Ne voulons-nous pas avoir raison nous aussi ?

Avoir le dernier mot ne représente-t-il pas une satisfaction ?

Et pourtant, au regard de ce qui compte vraiment, est-ce si important ?

Et qu’est ce qui compte vraiment ? La vérité.

Nous apprenons à y être attaché ; nous accueillons l’amour de la vérité ; c’est elle qui tranche, par-delà nos opinions. C’est elle qui sauve.

Or, le salut est bien plus important que le dernier mot…

Du reste, le même Job apprendra (et oui, lui aussi !) à se taire : Job 39/36-38.

Mieux même, devant la manifestation de Dieu, celui qui proclamait avoir raison confessera : « Je me condamne et je me repens… » (42/6).

Quelle évolution : sûr de lui devant les hommes, humble et petit devant Dieu.

Or, il est avéré que Dieu fait grâce aux humbles !

Pascal Collet