J’ai labouré la mer !

C’est à la fin de sa vie que cet homme d’état du 19ème siècle, devenu aujourd’hui une idole publique a prononcé ces mots.

Son idéologie fut tirée de la philosophie dite des lumières, et des préceptes de Jean Jacques Rousseau.

Son engagement tant militaire que politique fut fort

Il exerça réellement le pouvoir.

Ce qui rend ses mots plus tragiques encore : J’ai labouré la mer ! est une manière de constater l’échec, l’inefficacité, la distance entre la théorie et la pratique…

N’attendons pas la fin de l’existence pour être amenés à faire un constat semblable.

La « poursuite du vent » est réelle et possible, en tout siècle et pas seulement du temps de Salomon (Ecc 1/14).

Mais la grâce de Dieu est la véritable (1 Pi 1/18), c’est-à-dire vrai dans sa nature et réelle dans ses conséquences.

Le salut est précisément l’abandon d’une manière de vivre vaine. (1Pi 1/18).

L’évangile, le « vrai évangile », l’évangile de Dieu, reçu et gardé est la garantie de ne pas croire en vain (1 Cor 15/1-2).

Labourer la mer, poursuivre le vent… on pourrait ajouter « dans la même veine » : frapper comme battant l’air (1 Cor 9/26) ; probablement spectaculaire mais totalement inefficace et pour le présent et au regard de l’éternité.

Paul se gardait bien de ce genre d’activité. Et nous aussi !

Bénissons Dieu : la vérité nous donne la réalité.

« … et vous le verrez s’accomplir » (Marc 11/24)

Pascal Collet