Une assurance bien placée

Une assurance enracinée. Pour accomplir l’action qui lui est départie, le chrétien a besoin d’une sérieuse préparation et d’une assurance enracinée en la grâce et la puissance de Dieu qui veut lui accorder une réelle sécurité. Rendre témoignage, annoncer la bonne nouvelle à des personnes athées, superstitieuses ou enferrées dans leurs traditions ancestrales sans qu’elles en aient analysé la teneur, peut nous faire affronter un difficile combat spirituel, parfois violent et inattendu. Nous ne devons pas nous comporter comme le peuple d’Israël lors d’un certain conflit. Il s’entêta à vouloir combattre ses ennemis sans être dans les conditions nécessaires malgré l’avertissement de Moïse. « Ne montez pas ! car l’Eternel n’est pas au milieu de vous… Ils s’obstinèrent…Alors descendirent les Amalécites et les Cananéens qui habitaient cette montagne ; ils les battirent et les taillèrent en pièces » (No. 14/39-45).

Connaissons bien la provenance de notre assurance. Ce sentiment de sécurité, cette intime conviction n’est jamais une garantie de succès lorsqu’elle exprime la confiance en soi-même.

Une assurance bien nourrie. Cette assurance est alimentée par les conseils et les promesses de la parole de Dieu, par une connaissance du message à apporter, par des prières exaucées, par une expérience de vie constante avec lui et le désir de le servir auprès des âmes, lui et lui seul, en étant certain d’être accompagné par l’action puissante et la présence du Saint-Esprit. Lors de la traversée du désert, Moïse ne disait-il pas : « Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici » (Ex. 33/15).

Une assurance mise en commun. Quand Pierre et Jean sortirent d’un emprisonnement parce qu’ils avaient osé prier au nom de Jésus pour la guérison d’un paralytique de naissance, ils allèrent vers les leurs. Le danger encouru leur fit adresser, tous ensemble, une requête particulière : « Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu’il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus… Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole avec assurance » (Act. 4/23-31).

Une assurance qui n’hésite pas à s’appuyer sur les moyens humains les plus faibles. Lorsque David marcha contre Goliath, il refusa de porter l’armure de Saül ; sa fronde lui suffisait (I Sam. 17/39-40), comme la mâchoire d’un âne pour Samson face aux Philistins (Jug. 15/15) ou un aiguillon à bœuf pour Schamgar (Jug. 3/31). Ainsi, la gloire des victoires ne pouvait revenir qu’à l’Eternel.

« N’abandonnez donc pas votre assurance à laquelle est attachée une grande rémunération » (Héb. 10/35). Œuvrez toujours pour la conserver.

Laurent Van de Putte

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